Lundi 9 novembre 2009


Dans le bar de Max, quand le vieux juke-box gonfle son thorax mécanique, il y a la voix de Jimmy Hendrix, la démarche sexy de sa « Foxy Lady ». Les riffs et les lyrics étouffent les diffusions d’intox, les infos de la Fox.

Dans le bar de Max les Kleenex font briller l’inox, l’atmosphère est un mix de sueur et d’Ajax. Dans la salle annexe une rixe s’étend et des clients se boxent comme au temps du silex.

Le bar de Max n’est décidément pas un lieu très orthodoxe.


Photo: Sazztastical : http://www.flickr.com/photos/sazztastical/sets/72157608631440507/





Par Ghregg - Publié dans : Poésie
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Jeudi 5 novembre 2009


Je n’ose plus ouvrir

La porte de ma boîte aux lettres

J’ai peur de découvrir

Les poisons qui s’y enchevêtrent

C’est une écume de prospectus

Salée de sournoises factures

Et toujours les mêmes laïus

Qui dégoulinent sur mes chaussures

 

Il y a toujours la même brochure

Flanquée du visage d’un gugusse :

Expert coiffure et manucure

Dans votre « salon de Vénus »

 

Il y a des dizaines de papiers

Pour des livraisons de pizzas

Au fond de ma boîte à courrier

C’est la guerre des Marguarita.

Il y a la lettre politique,

Le sourire de Monsieur le maire ;

Rangées de dents démagogiques

Sous un discours de visionnaire.

Il y a les vampires du trésor

Et les vautours de l’énergie

C’est une boîte de Pandore

Qui me souffle cette élégie

 

J’espère toujours, un beau matin, au fond de cette boîte maudite

Trouver une danse de quatrains sur une carte manuscrite,

Des arabesques d’encre bleue se baladant sur le velours

Qui par des détours audacieux feront rimer le mot « amour »


Photo: ClairWitch http://www.flickr.com/photos/clairwitch/

 

Par Ghregg - Publié dans : Chanson
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Mercredi 4 novembre 2009

Chers habitants du cyber space boujour,


Voici, pour poursuivre, l'adaptation "texte" (en français) d'une chanson écrite (en anglais) pour le groupe SOGF.
Je vous laisse également le texte original afin que les éventuelles fans hystériques puissent en potasser les paroles et ainsi, entre deux hurlements de plaisir incontrôlés et un lancer de soutien gorges, fredonner avec passion les "English lyrics" de la dite chanson.
See ya'..




Cravate sérrée, chemise bien repassée:
Une nouvelle peau pour une belle journée.
C'est un nouveau boulot, une opportunité,
Il doit se montrer pro, il doit montrer les crocs.

A la base pourtant c'est garçon gentil,
D'un naturel charmant, sain de corps et d'esprit.
Mais la vie l'a laissé sur un autre aiguillage,
Une élite glacée, un douloureux mirage.
Devant lui, il y a une horloge... Une autre qui le suit

Et les années brassant dans ce bain de cactus
Aux lentes oscillations d'une maîtresse en actions
Il a assit, hissé sa belle réputation
Se lançant toujours plus dans les pas de Crésus

Les horloges sont passées, ont tourné dans son ventre
Un mec et ses tictacs qui récupèrent le fric
Ses ventricules à sec ne sont que l'épicentre
Des tremblements factices du frac économique.

A la base pourtant c'était un gars gentil,
D'un naturel charmant, sain de corps et d'esprit.


La chanson

By nature he was a charming guy
somebody you could always standby
but there's a clock a front of him
but there's a clock inside of him

once upon a time
young boy, well tied,
his first job: hard to find!
took on as a financial
showing his fangs, potential.
but his life turning a new page,
cold elite, painfull mirage.

by nature he was a charming guy,
somebody you could always standby.
but all the clocks are getting him.
but all the clocks are drowning him.

years mated with market shares.
a slow skid to a glory glare.
accumulate more and more.
His reputation to soar.

but all the clocks are getting him.
But all the clocks are drowning him.
blinded by a pool of dime.
"dix" cents, decent race against the time.

years mated with market shares.
a slow skid to a glory glare.
accumulate more and more
his reputation to soar
sucked up in a business sea
he's forgetting his family

but all the clocks are getting him.
but all the clocks are drowning him.


Photo: Elisa1963: http://www.flickr.com/photos/kunstplatzl/
La page des SOGF: www.sogf.fr



Par Ghregg - Publié dans : Chanson
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Mercredi 7 octobre 2009


Hugo en solitaire sur son lit de satin
Se retourne sans cesse songeant à sa mission
Il avait avancé sans une hésitation
Qu'il pouvait, lui aussi, jouer les assassins.

Il en avait assez des travaux d'écriture
Ces papiers qu'il savait retardés de huit jours
Il voulait par l'action montrer son envergure
"Raskolnikoff doit naître et prouver sa bravoure!"

Mais sa conscience élime ses instincts criminels
Car tuer de sang-froid n'est pas une mince affaire.
Et même lorsque le crime est un ordre officiel
Il faut laisser les lois de l'amour au vestiaire.

Olga avait légué sa confiance à Hugo
Afin d'éliminer le traître du parti
Hoederer doit se taire pour nos grands idéaux,
Pour la foi prolétaire et l'honneur du pays.

Mais Hugo dans les bras de ses draps de satin
A le dilemme au coeur devant l'issue fatale.
Sa volonté s'altère d'un ton sentimental;
Hugo n'est pas de ceux qui se salissent les mains.



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Lundi 3 août 2009

Samedi 25 Juillet c'était le mariage de Stéphanie et Tony..
Ce fut une superbe journée et soirée sous le soleil de Voiron. Un facteur est venu raconter leur histoire...
Merci à vous les d'jeuns et ..
Vive les mariés!..





Je pensais exercer un métier monotone
Le visage écrasé par une lourde casquette
Je gardais mon sang-froid sous les cris des klaxons
Et je traînais ma croix: facteur à bicyclette.

Mais ma vie a changé depuis quelques saisons
Lorsque les cols blancs de l'administration
M'ont laissé la mission, poétique héritage,
De la distribution dans la rue rose sage.

On y trouve une maison en papier découpé
Silhouettes noires et blanches, guirlandes chamarrées
Vocabulaire textile d'un monde polychrome;
On y trouve une brune et ses deux petits gnomes.

Et moi sur mon vélo, j'ai porté chaque jour
Des dizaines et centaines d'oeuvres d'art affranchies
Celles qui me racontaient, tout au long du parcours,
L'histoire ébouriffante qui était mise en plis.

Il était né au coeur d'une cité millénaire
Un cow boy solitaire en terre de Vénitie
Il traînait ses éperons dans les rues de poussières
Rebaptisant sa ville "Pueblo Bassanesi"

Il a poussé ici, Place della liberta
Au pied de paysages qui poussent à la gamberge
Où la spécialité - ya juste à voir le gars-
Sont les verres d'eau de vie et puis surtout l'asperge.

Et puis il est parti à la conquête de l'ouest
Remplir les estomacs et les bonhommes de paille
Au abord du "stadium" le cow boy était preste
Pour servir aux clients la bonne boustifaille.

Dès lors mon véhicule, mon vélo d'hirondelle,
S'est garni de peintures, dessins et poésies
Je sillonnais les rues de la ville jumelle
Transportant dans la joie la douce frénésie

Il invita la belle sur le dos des montagnes
Et en lui resservant une part de lasagnes
Lui glissa dans l'oreille ce tendre chuchotis:
"Tou découpes mon coeur en milles confettis"

Aujourd'hui il est là dans la rue rose sage
Il a rejoint les murs de papier découpé
Et moi je suis heureux en modeste postier
D'avoir pu ajouter des fleurs à leur feuillage

Avant de retrouver mon rôle de fonctionnaire
Je clôture mon discours la casquette légère
Profitant moi aussi de cette journée majeure
Pour leur souhaiter ici tout mes voeux de bonheur.




Par Ghregg - Publié dans : Poésie
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Vendredi 26 juin 2009

Bonsoir amis lecteurs,

L'été, sur le pont de l'université -au dessus du Rhône-  des centaines de tisseuses investissent l'édifice.
Elles n'apparaissent que le soir, à la faveur des projecteurs qui enflamment l'architecture métallique.

L'été dernier elles ont soufflé un vent de poésie...
Éphémères..

(Photo : Yves Moreaux)
http://www.flickr.com/photos/yvesmoreaux/



Douchées par le grand jour elles demeurent invisibles,
Tapies aux parapets de l'université
Elles tissent leurs embuscades aux feuillus impassibles,
Aux ornements cuivrés du large tablier.

Ce n'est qu'au crépuscule, quand l'occident s'éteint,
Que le fleuve reboutonne ses ampoules de prestige;
Que les tisseuses exposent au passant citadin
Leurs dentelles de diamants et de haute voltige.

A l'université en traversant le Rhône
Nous admirions tout deux les tricots ouvragés
Les aiguillons habiles tendaient des polygones
Diminuant l'écart entre nos deux quartiers.

Dans cet été brûlant aux perles de sueur
Les insectes vaillants de leurs filins de soie
Reliaient nos allées et ligotaient nos coeurs
Attisant le brasier dans l'abri de tes bras.

...

Mais l'été ne dure pas et septembre, assassin,
Ressortit l'apparat de sa rouille automnale.
Il délégua Eole en garnement sagouin
Pour faire ses cabrioles aux câbles de cristal.

Il fut rude cet hiver à l'université
Les agiles ouvrières aujourd'hui ne sont plus;
Elles ont laissé le vide entre nos deux allées,
Un blizzard qui oxyde nos rives décousues.




A bientôt...
Par Ghregg - Publié dans : Poésie
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Lundi 1 juin 2009

Une rue parsemée de pouffes,
Une rue saupoudrée de bluff,
Des artifices et de l'esbrouffe
Tant sur les "keums" que sur les "meufs".

On rivalise de jolies coiffes
Et de badigeon water-proof
Dans cette rue il est un taf:
Être le plus beau des pignoufs.
Par Ghregg - Publié dans : Poésie
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Jeudi 28 mai 2009




Bonsoir les gens!

Samedi 23 Mai dans la belle cité mondialement connue de Royas
se déroulait le triple anniversaire de Chantal et Dominique.

Merci onc' et tante pour cette super soirée "dîner-cabaret".


Voici le texte qui vous était dédié illustré par le fabuleux découpage de ma couz: Stéphanie au mains d'argent ( plus balèze que Johnny Depp!)

A bientôt les vieux!!




L'an dernier j'ai reçu -c'était le 15 juin-
Un grand fagot de strophes, bouquet d'alexandrins.
Je voulais à mon tour descendre quelques vers
Pour célébrer ici ce triple anniversaire.

Ceci est une réponse à la merveilleuse toile
Qui orne mon salon de rimes verticales
Mais aujourd'hui record! Ce ne sont plus trente années
Mais trente balais d'union et cent ans cumulés.

Il marchait lui aussi dans la cité lyonnaise
Pas aussi filiforme mais pas encore obèse.
En voyou du huitième il sillonnait Carrel
Le béret sur la tête et le regard rebelle.

Il tomba un beau jour nez à nez avec elle
Dans la cour de récré jouant à la marelle.
Il se dit: "Est ce possible que dans ce bidonville,
Vive une telle déesse, une si belle sibylle?"

Mais il n'eut pas le temps de se donner la peine,
D'élaborer un plan, de poser des questions.
Elle lui sauta aux lèvres car c'était une aubaine:
La jeune fille était fan de ce "Superdupont".

La belle lui présenta son fidèle cheptel
Quatre fleurs, quatre soeurs: un troupeau de femelles!
Illico le gugusse intégra la cabane
Des filles du docteur Marx et de Madame Suzanne.

Depuis les toutereaux ont rejoint la cambrousse
Pour comme l'Ugolin cultiver l'authentique.
Entre bidets et douches, camions et mécanique,
Ils nourrissent aux cardons leur duo de jeunes pousses.

Aujourd'hui leur foyer, le cocon familial
S'est bien modernisé et inonde la toile.
Maintenant les Terrier ont une adresse IP:
Dans une France qui avance il ont accéléré!

Aujourd'hui ils sont stars, la folie des bistrots
Et tout le nord-isère traque les avatars.
Les infos les plus folles circulent dans les bureaux
Sur les drôles d'habitants du quartier de la Barre.

Moi j'ai vu Jean Marcel d'une plume AZERTY
Dérouler sur le net un grand blog à spirales
Pour inscrire chaque jour -soyez en avertis-
Son humeur et humour en lettres capitales.

Moi j'ai vu récemment sur les pages "marmiton"
Un délice inventé une matinée de liesse.
Chantal y décrivait, comble de gentillesse,
Sa recette éssorée de la soupe à l'oignon.

Moi j'ai vu leur aîné avec des mots barbares
Se faire l'ennemi juré de petits mexicains,
Et j'ai vu le cadet suant sur sa guitare
En train de massacrer un blues américain.

C'était donc un honneur quand j'ai appris la news;
Dizaines d'invitations lachées aux quatre vents.
Et c'est donc une joie de fêter vos cent ans,
De faire péter ici vos noces de perlouzes.

Voilà donc mon bouquet pour le plaisir d'offrir
Pour mon oncle jedi et ma tata chonchon.
Applaudissements pour eux d'une foule en délire,
Je repars de ce pas me servir un canon.



 
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Mercredi 13 mai 2009

Quelquefois, aux terrasses des bistrots, autour des tables arrondies du bar des capucin, nous laissons aller nos conversations sous les blondes ponctuations des tournées de demis. La place résonne sous les dialogues volumineux, vibre sous le tintement des pintes. La nuit s'immisce glissant ses fraîches gambettes dans les pentes de la croix rousse.

Ce dimanche là était différent, des sentiments fort nous avaient assaillis. Il y avait du présent qui se devait de devenir passé et du passé qui resurgissait des profondeur de l'abîme.
Il y avait de la déception, de l'amour, de la mélancolie..
Il y avait également une once de rancoeur. Cette dernière nous souffla une chanson. Une semaine plus tard, la chanson était aussi une poésie.

Spéciale dédicace à Camille et à notre semaine "Capucin".




Les ampoules du salon tanguent, amères
Sous mes paupières froissées par ton ego
Tango d'aigreur au fond de mes artères
Fange, ornières, le comble du fiasco

La bouteille de vodka a roulé sous de lit
Le brûlant arnica apaise ma carcasse
Rongé, maté, sous les tentures de tabagie
La belle inconsolée ressort de la mélasse

Et mon corps délaissé est soudain envahi;
Le dédain cadencé de ses ongles carmins
Demoiselle vient coller dans mes draps engourdis
Le grain de ma colère et le creux de ses reins

Je savoure l'incendie du liseron de faïence
Jusqu'au fond de la nuit, roulements et marrées
de son ventre. Accélère! Écrasante indecence!
Je parcoure ma chimère de paumes essouflées

La rancoeur s'est posée sur mes lèvres
Creusé des crevasses, nos deux corps s'entrelacent
La rancoeur me pourchasse, elle attise ma fièvre.


Photo: Fabio Nascimento : www.flickr.com/Photos/fabionascimento


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Vendredi 8 mai 2009

Salutations les gens!

Voici le nouvel épisode de la page blanche.
En ces périodes troublées de crise économique allons faire un petit tour dans le lointain pays des taux et des pourcentages, des courbes qui se cassent, s'inclinent et ondulent. dans l'antre des nouveaux mercenaires: les spéculateurs professionnels.



Je vis au milieu des corbaques
Dans le quartier paranoïaque
Où les requins et les macaques
S'ébrouent au rythme du NASDAQ.

Je vis au tempo de mon crack
Du tabac blond et du Cognac
Et soudain, crac! J'attaque!
Quelques mises sur la bonne casaque.

Mon quotidien c'est le tic-tac
Des réunions et des feed-back
Des bataillons de blancs colbacs
Qui se ventilent à l'ammoniac

Je vis au milieu d'un planning
Les pages blanches d'un agenda
Mes livres de contes en "Sterling"
Feuilletés, mon iris bleu visa
Les cimes, mes canons de revolving:
L'abîme de mon Valhalla.

A suivre...     "La rancoeur"
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Ghregg

Citation de la semaine

"Si les points de suspensions pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses!."

Pierre Dac.

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