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Articles avec #poemes de mariage tag

Le 12 septembre

Publié le par Grégory Parreira

 

Ah le merveilleux jour ! Que l'astre du bonheur

Déroule bien ses feux ! Et quel immense honneur

D'être ici devant vous, amis, amants, familles,

Devant vos cœurs émus, vos ventres qui pétillent,

Pour célébrer en voix, en rimes frénétiques

L'union de la prose et du vers poétique.

J'ai croisé leur destin à bord d'un frêle esquif,

Ce navire de jonc bien que neuf et chétif

Avait la volonté -noble de prime abord-

De promouvoir l'écrit, d'accueillir à son bord

Les rêveurs, écrivains, les poètes en herbe

Désirant exhiber quelques quatrains acerbes,

Quelques vers langoureux ou nouvelles léchées.

L'espoir de matelots fut bien vite écorché

Et le vil armateur au discours caressant

Nous révéla bientôt ses crocs de commerçant.

La révolte sonna, vive, passionnée

Et d'échanges piquants en joutes forcenées

Je découvris ces fiers mutins du plat pays

Tranchant de bonne humeur dans l'ombre des taillis

Numériques. Du cœur ! De l'humain, de l'éthique !

Pour s'opposer au vil truand cybernétique

Le mutin d'Etterbeek alla dans son génie

Se brouiller avec la moitié de l'Arménie,

Se poser en bougon, en mitrailleur de ligne,

En râleur justicier qui tranche et qui aligne

Secondé dans son chant de soldat-troubadour

Par la plume aiguisée de son nouvel amour.

Et nous fument plusieurs de l'Ain, de l'Aquitaine,

De Rouen, de Lyon, de région parisienne,

D'échanges rigolards, de débats en poèmes

A nous liguer avec le duo d'Auderghem.

Alors je suis venu voir le cœur de Bruxelles,

J'ai sillonné ses parcs, ses places, ses venelles

Et j'ai pu découvrir mes mutins de la toile

Dans l'agitation de l'antre familiale.

J'ai cru en premier lieu -je le dis sans ambages-

Que mon duo d'amis faisaient dans l'élevage :

Une tortue, un chien, deux portées de garçons

Montaient et descendaient dans les colimaçons

Boisés de l'escalier. Le logis vertical

Offrait quelques accents de scène théâtrale.

Le plus jeune prenait des airs de lionceau

Quand sa crinière longue ordonnait un assaut

Dans le ventre innocent du réfrigérateur.

Un enfant affamé ! Vision de terreur !

Bref, j'ai pu découvrir la douceur de Bruxelles,

Quadruple capitale aux lignes d'étincelles,

Joyeuse marmelade offrant sa frénésie ;

Quatre couleurs de bière encrées de poésie.

C'est naturellement qu'un semestre plus tard

Ils posèrent les pieds sur le quai de ma gare.

Lyon : une rivière, un fleuve, deux collines !

Lyon où la lourdeur des montées assassines

S'oublient dans des bains de volaille à la crème,

Où les efforts du jour se noient dans un poème,

Un gratin d'andouillette ou un pot de Brouilly.

Je crois avoir mis leurs semelles en bouillie...

Ah diable le superbe échange culturel !

La carbonnade contre un lestage aux quenelles,

Un coup de Beaujolais contre un godet trappiste,

Échanges de chansons, de poèmes, d'artistes !

Deux cours d'eau échangés contre la mer du nord !

Et au-delà de ça une rencontre en or :

Un bonheur irisé de générosité,

Toutes les gammes de la belle humanité.

Je pardonnerai donc leurs penchants subversifs

Tissés de jeux en ligne et de foot adhésif

Pour exprimer ici mon immense bonheur

De pouvoir contempler l'union de ces cœurs,

De voir vibrer les peaux du fabuleux tambour,

De goûter l'absolu en témoin de l'amour.

 

                                                                                Bruxelles, Septembre 2015.

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Les Rêves de la Gitane

Publié le par Grégory Parreira

Bonjour à tous !

Voici le poème que j'ai composé en avril dernier (dans le cadre des poèmes personalisés) pour une union printanière dans les bouches-du-Rhône ! Quelques accents du sud ! Quelques flèches de soleil !   Bonne lecture.


bdapsm


 

Je dansais autrefois sur la paume du sud,

Dans le berceau d’azur des douces latitudes ;

Ces ruisseaux souriants qui lentement soulèvent

Les sucs enivrants d’un pétillement de rêves.

Je tournais, je valsais sous l’aimable charpente,

La blanche humanité ; pupilles bienveillantes

Des fabuleux soutiens, sans faille, sans détour,

Mes amis, mes parents, mes enfants : mes amours !

Je jonglais sur le fil des soupirs désireux

De trois bulles d’espoir – ô songes vaporeux - :

Un jardin, des enfants, les feux d’un mariage,

Vivre entre mère et sœur jusqu’au plus loin des âges.

Et ces rêves tanguaient, s’élimaient en silence

Sur les mille affluents qui tissent l’existence,

Filant sur mes jupons comme autant de chimères,

Je conservais tout neufs mes appétits lunaires.

Et puis, sans crier gare, à l’aube d’un printemps,

Dans la trame d’un jeu le divin palpitant

Est venu se lover, placer son grain de sel,

Orner soudainement ma sente d’étincelles.

Du couvercle luisant d’une modeste boîte

Orientale il fit jaillir les écarlates

Bouquets d’émotions, les rêves vagabonds

Qui laissent sur les joues ces souffles rubiconds.

La boîte a libéré les clameurs aériennes

Du sable labouré au ventre de l’arène

Et quand dans une transe, un ballet, la lumière

S’est enroulée sur l’ombre irisée de poussière

La muleta chantait ses floraisons de braises

Baignée aux cordes du concerto d’Aranjuez.

A ma valse il a mis de tendres ritournelles,

A ma robe de bal ses festons de dentelles,

Ces volants qui malgré leur écume diaphane

Font tressaillir d’amour le buste des gitanes.

Le trois mai j’ai trouvé un astre, un magicien ;

Ange souriant au délicieux parfum

D’imprévu étirant notre fugue à Lyon

Jusqu’aux feux de Paris, sceller la passion

Sur les arcs alourdis du pont des amoureux.

Cinglons désormais vers ces océans heureux !

Sur des airs de Brassens j’accueille l’évidence,

Je goûte entre mes bras ma douce délivrance.

Mon essor, mon envol ! Les soupirs de mon cœur

Trouvent enfin les yeux d’un réalisateur

De rêves. La gitane égrènera sa danse

Le ventre illuminé par cette fulgurance :

Un jardin, nos enfants, les feux d’un mariage !

Comme le vent de mai qui s’accroche aux branchages

La boîte va fleurir de myriades d’idées

Qui seront les bambins de nos âmes liées.

                                                                Avril 14

 

 

 

 

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La confession de Mr Rock

Publié le par Ghregg

Hier, 15 Mai 2010, était un jour majeur. Auréline et Alain nous ont mené en bateau pour célébrer dignement leur union pour la vie. (Pourquoi pas après tout!.):-) 

Ce fut une merveilleuse soirée au fil de l'eau: les petits croix-roussiens étaient  à croquer dans leur tenue d'apparat, la bonne bouffe et la bonne humeur étaient de mise et de petites notes de musiques couraient sur les tables.

Voici le texte qui, ce soir là, leur était dédié: la confession de celui qui à suivi, pas après pas, l'évolution de leur histoire j'ai nommé ... Le Rock n' roll!

 

NB: Le petit jeu sur ce texte est de trouver les petites références musicales qui y sont à peine dissimulées.

Bonne lecture les gens et ...   Vive les mariés!


1505


Illustration par Elmy:  http://elmy1bis.canalblog.com/


Si je tiens aujourd’hui à prendre la parole

C’est que depuis longtemps j’alimente ces loupiots

Fournisseur de frissons, faiseur de cabrioles

Je chuchote mes conseils aux têtes des radios.

 

Ce soir c’est le grand soir comme le disait Kemar

Et je n’vous lirais pas le poème d’un soldat

Je vous livrerai juste les aveux d’un anar

Responsable de ça ! C’est mon mea culpa !

 

J’ai connu cet Alain, ce petit chérubin

Quand il n’était qu’un gosse, un polyester môme.

Fumée, café, télé en plus d’être rouquin

Le petit « Charmless man » cumulait les symptômes.

 

Il était comme perdu dans un supermarché

Pionnier de tout les geek, accroc à son PC.

Jouant la « self esteem » il prenait l’air charmeur

Mais ne voyait « OK » que sur son computer.

 

Les femmes, décidemment, ne sont qu’un charabia »

Et déjà la trentaine : « the time is running outE »

Il fallait réagir, éviter la banqueroute

Et enfin montrer qui est « the knight of Serbia »

 

C’était une princesse, une foxy lady

Des lointaines collines et même encore plus loin.

Elle avait débarqué de son lointain pays

Pour parler en Anglais et traduire du ricain.

 

La vie était bien dure dans la ville d’illusion

L’ambiance était morose et que dire des garçons ?

Les mèches étaient vicieuses, les mentons arrogants ;

Ils étaient tour à tour papillons, ouragans…

 

La princesse se disait « mais où est mon esprit ? »

« J’en ai pourtant l’instinct, j’en ai pourtant l’envie »

« Sure love is all you need » se dit-elle en substance ;

La lumière d’une étoile, une nouvelle naissance.

 

Et puis un jour en France Cupidon était là.

La disciple d’Implex songea mais que voilà

Un yougo gouleyant  qui est loin d’être acerbe :

Je dois trouver un plan pour l’emmener à l’herbe.

 

Et puis quelqu’un m’a dit, mais je n’étais plus là

Qu’après cette soirée au chien nicotineux,

Lors d’un houleux débat suant et cotonneux,

Les petits ont tenu le discours que voilà :

 

-« Branche moi mon baby. » déclara la coquine

-« Emmène moi danser dans un ciel de diamant. 

Ô viens comme tu es, libère l’adrénaline !

Laisse-moi dans la plaine monter ton poney blanc ! »

 

-« J’arrive my sweet amber, les étoiles sont à nous !

Je suis ton bel ami, accroche toi à mon cou !

Je sens vibrer en moi le courant continu

Et même l’alternatif peut être que…  j’ai trop bu !

 

Aujourd’hui nos petits ont choisi de s’unir

Et je dois avouer ma participation

Les escaliers divins et chemins de Kashmir

Seront mes souhaits pour eux dans cette confession.

 

Dans les magnétophones c’est comme ça qu’on me nomme.

Au creux des microphones dans leurs têtes je résonne.

Je souhaite à nos époux d’être en route pour la joie

Clôturant ce « blabla » par un joyeux Yallah !

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Jour de Fête

Publié le par Ghregg


Samedi 25 Juillet c'était le mariage de Stéphanie et Tony..
Ce fut une superbe journée et soirée sous le soleil de Voiron. Un facteur est venu raconter leur histoire...
Merci à vous les d'jeuns et ..
Vive les mariés!..





Je pensais exercer un métier monotone
Le visage écrasé par une lourde casquette
Je gardais mon sang-froid sous les cris des klaxons
Et je traînais ma croix: facteur à bicyclette.

Mais ma vie a changé depuis quelques saisons
Lorsque les cols blancs de l'administration
M'ont laissé la mission, poétique héritage,
De la distribution dans la rue rose sage.

On y trouve une maison en papier découpé
Silhouettes noires et blanches, guirlandes chamarrées
Vocabulaire textile d'un monde polychrome;
On y trouve une brune et ses deux petits gnomes.

Et moi sur mon vélo, j'ai porté chaque jour
Des dizaines et centaines d'oeuvres d'art affranchies
Celles qui me racontaient, tout au long du parcours,
L'histoire ébouriffante qui était mise en plis.

Il était né au coeur d'une cité millénaire
Un cow boy solitaire en terre de Vénitie
Il traînait ses éperons dans les rues de poussières
Rebaptisant sa ville "Pueblo Bassanesi"

Il a poussé ici, Place della liberta
Au pied de paysages qui poussent à la gamberge
Où la spécialité - ya juste à voir le gars-
Sont les verres d'eau de vie et puis surtout l'asperge.

Et puis il est parti à la conquête de l'ouest
Remplir les estomacs et les bonhommes de paille
Au abord du "stadium" le cow boy était preste
Pour servir aux clients la bonne boustifaille.

Dès lors mon véhicule, mon vélo d'hirondelle,
S'est garni de peintures, dessins et poésies
Je sillonnais les rues de la ville jumelle
Transportant dans la joie la douce frénésie

Il invita la belle sur le dos des montagnes
Et en lui resservant une part de lasagnes
Lui glissa dans l'oreille ce tendre chuchotis:
"Tou découpes mon coeur en milles confettis"

Aujourd'hui il est là dans la rue rose sage
Il a rejoint les murs de papier découpé
Et moi je suis heureux en modeste postier
D'avoir pu ajouter des fleurs à leur feuillage

Avant de retrouver mon rôle de fonctionnaire
Je clôture mon discours la casquette légère
Profitant moi aussi de cette journée majeure
Pour leur souhaiter ici tout mes voeux de bonheur.




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