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Dans le front d'Amsterdam

Publié le par Grégory Parreira

 

 

Nous avons basculé dans le chaudron d'un crâne

Flânant , tressant nos pas de vaisseaux en membranes,

Libres d'inhaler les alvéoles oisives

Des draches bégayant leurs vagues offensives.
Le cortex bourdonnait sa crise coutumière,

Ses dilatations -quand les bonnes manières

Chantent leurs libertés-, fentes de carillons

Aux paupières, boyaux, circonvolutions

De ruelles à peaux rouges. Canaux lascifs

Avant de se griser dans le gras subversif

Des travées thalamus, des forêts d'interdits

Plein la bouche cousues sur l'influx d'incendie

Des vitrines; trophées tangents sur les trottoirs.

Un cervelet cambré à tous les auditoires:

Les meules de gouda jouxtaient la botanique,

Les chocolats plongeaient dans le pornographique

Et tous bavardaient là, en ébullition,

Synapses enivrées de stimulations,

Découpées par le vol des vélos hirondelles

En nuées de blondeur, tiges à tire-d'aile

Filant le train sanguin de la ville frontale;

La vive tension d'un brûlant encéphale.

 

                                                                                    Amsterdam 4.9.16

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